vendredi 13 novembre 2009

APPEL A CONTRIBUTIONS N°5 « LA VILLE »


La ville est l’expression directe et ultime de notre civilisation. Ses formes, qu’elles soient sociales, politiques, architecturales ou historiques construisent ses réalités mais aussi son imaginaire. Sin City ou Agora grecque, la ville modèle à la fois notre espace physique et mental, symbolique et réel, tout en demeurant irréductible à la somme de tous ces éléments, pour nous offrir une multiplicité de visions du monde.


Vous pouvez envoyer vos contributions avant le 31 janvier 2010 (articles, essais, nouvelles, poésie, photographies, illustrations,…) à l’adresse des Editions Adèle & Otto : adeleottoediteurs@gmail.com
Les textes ne devront pas excéder les 20 000 signes.

samedi 7 novembre 2009

SOMMAIRE DU NUMERO QUATRE


Une découverte macabre multipliée par cinq
Yan Thirion
Casimir cathartique pour paradoxe myrmécique
Roger Mougeon
Le syndrome Davy Crockett
Hervé Jubert
Fear Is A Man’s Best Friend
John Cale
La déconstruction de la xénophobie dans « La 25ème heure »
de Spike Lee
David Davezac
Lisbonne poste restante
Yves Pourcher
« Confrontés à notre propre peur, nous devenons facilement
des monstres »
Christian Verdun
Une heure à tuer
Benoit Séverac
De la peur au travail au travail de la peur
Rosa G.Lamies
Port-folio
Framboise Esteban
Le morceau de bois
Serge Pey
Qu’est-ce qui vous fait peur ?
Anne Durez
Le laboratoire de la peur
Jean-François Bonnefon
Peur
Vincent Lefebvre
Enroncement
Céline Laurière
Les derniers jours du monde
Virginia Hill
Remède à la peur
Christiane Prioult
L’enfer, je le connais
Philippe Leroyer
Brouillard
Claire-Adelaïde Montiel
Comme on fait son lit, on se couche
Gérard Lapagesse

vendredi 6 novembre 2009

jeudi 5 novembre 2009

Vendredi 13 La Peur.

Le vendredi 13 Novembre aura lieu au Bicoq' à partir de 19h00 puis au Chat d'Oc à partir de 21h00, la soirée de lancement du #4 des Cahiers d'Adèle consacré à La Peur.

jeudi 3 septembre 2009

Appel à contributions

Le n°4 de la revue Les Cahiers d'Adèle sera consacré au thème de la PEUR.

Envoyez vos propositions de contributions (récits, nouvelles, poèmes, illustrations, etc.) avant le 15 octobre 2009 à l'adresse suivante :
adeleottoediteurs@gmail.com

Au plaisir de vous lire,
LCDA

vendredi 3 juillet 2009

jeudi 25 juin 2009

LCDA invités par la revue Multiprise le 23 juin 2009 au Chateau d'Eau

dimanche 21 juin 2009

lecture au TNT du numéro trois


A l'occasion de la sortie du numéro trois consacré à l'archive la comédienne Hélène Liber a lu des textes tirés des productions Adèle et Otto.Si vous avez raté cet évènement littéraire, une captation vidéo fera l'objet d'une mise en ligne. Soyez attentif!
Venez nous retrouver le mardi 23 juin dans les jardins du Château d'eau (1 place Lagane, Toulouse) de 19H à 23H, où vous pourrez vous procurer le dernier numéro, et découvrir notre actualité.
Cette manifestation s'inscrit dans le cadre d'une invitation de la revue d'art contemporain Multiprise. Vous pourrez par la même occasion vous détendre au son d'Electroluxe Family, et apprécier la scénographie des productions de l'Atelier deux-mille.

jeudi 18 juin 2009

mercredi 17 juin 2009

Sommaire Vol. 3 ARCHIVES (juin 2009)

En partenariat avec le MARATHON DES MOTS


La collectionneuse
Magyd Cherfi

Au bout du compte / Temps et histoire
Christiane Prioult

Musée Laval
Yves Pourcher

Fichage instantané de cent personnes croisées ce jour en ville - 11 mars 2009
Jan Thirion

Mémoires d'un grain de beauté
Mathilde Lossel

Jusqu’à la poussière
Jean Martial-Guilhem

L’archive-monument
Nicolas Adell-Gombert

Promenade au crépuscule
Nabil Naoum

mardi 2 juin 2009

Sommaire Vol. 02 : Faux (Avril 2009)

Jean Martial-Guilhem
Nature-Culture. Le différend

Didier Marinesque
Joris-Karl Huysmans. A rebours

Claire Martial-Guilhem
L’autofiction. Les Romanesques d’Alain Robbe-Grillet

Didier Marinesque
Maurice Sachs l’imposteur ou la vie comme simulacre

Romain Carnanade
Avec une tête d’élan, je passerai pour ce que je suis

Jean Martial-Guilhem
Le « je », une fiction grammaticale ?

Ignatus-Laurens de Graaf
Petite anthologie des faussaires

Olive Olivier
Mail art

Pietti Moestrup
Nothing but the Truth. F for Fake. La beauté du geste

Yves Pourcher
Une désertion. Ancien combattant malgré lui

Georgina B.
Fake me I’m famous

Eden Tyzom
Un mythe rock’n’motherfucker’roll. En quête d’authenticité

Julie Zantrop
Correspondance

Alain Josseau
L’image camouflage. Du motif à l’écran

Darkitty
Jeu des sept erreurs

Bruno Jamin
Kika vigiepirate tout

Sébastien Taillefer
La frange au travail

Sophie Régnier
Let’s swing Swing

Mademoiselle Lopoivre
Demande-lui. L’amour… dans tes rêves

Bernadette Morales
Le faux c’est beau. De Peau d’Ane à Blonde Vénus : la quête de l’idéal amoureux

Père Roger Mougeon
Canons et Apocryphes. Le Quizz

Révérend Bernard K. Walsh
I am an Antipope. De l’imposture dans l’histoire des religions

Valérie Alingrin
Le mystère des crânes de cristal

Roland Canu
Accros et acromégales. Désenchantement sportif

Loïc Castiau
Contrefaçon. La Rolex à 50 ans, c’est possible

Myriam Heinzel
Der Hund

Mademoiselle Lopoivre
Les chats aussi. Les chiens non plus

Jean Martial-Guilhem
Le faux comme principe de l’évolution des espèces

Sommaire Vol. 01 : Invisible (Déc. 2008)

Joseph Clare
Les mots invisibles et la schizophrénie du visible

Anonyme
Journal intime d’un Poilu

Virginia Hill
L’invisibilité et sa part d’ombre. Du mythe à l’écran cinématographique

Hope Dare
L’érotisme de la bille. La part invisible de la pornographie

Helke Heinkel
Roquefort : un secret bien moisi

Line de Nigel
Masturbation. Matin vague

Mustapha Limar
Roman Gigogne

Sir Roland Rhys
Le show du fantôme

Geneviève Molina
Loin du cœur et loin des yeux

Ulysse Bucconino
Ghost Track

Roger Mougeon
Alien ou la prédation géométrique

Albert
L’évidence Invisible

Françoise Samitaine
« Je ne vois pas la cachée dans la forêt » L’art ou le dévoilement de l’être occulté

Francis Frottola
Au fond du Flamby

Javier Garcia-Salcedo
La question du silence dans le Tractatus logico-philosophicus

dimanche 12 avril 2009

J.K. Huysmans A Rebours, extrait

Joris-Karl Huysmans (1848-1907) est un écrivain et critique d’art français d’origine hollandaise. Avec la publication de son roman intitulé A rebours en 1884 il rompt avec la tradition naturaliste de ses œuvres antérieures.
Devenu la bible du mouvement décadent et du symbolisme, A rebours raconte l’histoire d’un dandy, le duc Jean Floressas des Esseintes, s’isolant chez lui par dégoût et lassitude du monde extérieur et s’entourant de ses objets les plus précieux, créant ainsi un monde raffiné et artificiel suppléant à une nature qu’il trouve vulgaire et imbécile.





« Le mouvement lui paraissait d’ailleurs inutile et l’imagination lui semblait pouvoir aisément suppléer à la vulgaire réalité des faits. À son avis, il était possible de contenter les désirs réputés les plus difficiles à satisfaire dans la vie normale, et cela par un léger subterfuge, par une approximative sophistication de l’objet poursuivi par ces désirs mêmes. Ainsi, il est bien évident que tout gourmet se délecte aujourd’hui, dans les restaurants renommés par l’excellence de leurs caves, en buvant les hauts crus fabriqués avec de basses vinasses traitées suivant la méthode de M. Pasteur. Or, vrais et faux, ces vins ont le même arôme, la même couleur, le même bouquet, et par conséquent le plaisir qu’on éprouve en dégustant ces breuvages altérés et factices est absolument identique à celui que l’on goûterait en savourant le vin naturel et pur qui serait introuvable, même à prix d’or.
En transportant cette captieuse déviation, cet adroit mensonge dans le monde de l’intellect, nul doute qu’on ne puisse, et aussi facilement que dans le monde matériel, jouir de chimériques délices semblables, en tous points, aux vraies; nul doute, par exemple, qu’on ne puisse se livrer à de longues explorations, au coin de son feu, en aidant, au besoin, l’esprit rétif ou lent, par la suggestive lecture d’un ouvrage racontant de lointains voyages; nul doute aussi, qu’on ne puisse, - sans bouger de Paris - acquérir la bienfaisante impression d’un bain de mer; il suffirait, tout bonnement de se rendre au bain Vigier, situé, sur un bateau, en pleine Seine.
Là, en faisant saler l’eau de sa baignoire et en y mêlant, suivant la formule du Codex, du sulfate de soude, de l’hydrochlorate de magnésie et de chaux; en tirant d’une boîte soigneusement fermée par un pas de vis, une pelote de ficelle ou un tout petit morceau de câble qu’on est allé exprès chercher dans l’une de ces grandes corderies dont les vastes magasins et les sous-sols soufflent des odeurs de marée et de port; en aspirant ces parfums que doit conserver encore cette ficelle ou ce bout de câble; en consultant une exacte photographie du casino et en lisant ardemment le guide Joanne décrivant les beautés de la plage où l’on veut être; en se laissant enfin bercer par les vagues que soulève, dans la baignoire, le remous des bateaux-mouches rasant le ponton des bains; en écoutant enfin les plaintes du vent engouffré sous les arches et le bruit sourd des omnibus roulant, à deux pas, au-dessus de vous, sur le pont Royal, l’illusion de la mer est indéniable, impérieuse, sûre.
Le tout est de savoir s’y prendre, de savoir concentrer son esprit sur un seul point, de savoir s’abstraire suffisamment pour amener l’hallucination et pouvoir substituer le rêve de la réalité à la réalité même.

Au reste, l’artifice paraissait à des Esseintes la marque distinctive du génie de l’homme.
Comme il le disait, la nature a fait son temps; elle a définitivement lassé, par la dégoûtante uniformité de ses paysages et de ses ciels, l’attentive patience des raffinés. Au fond, quelle platitude de spécialiste confinée dans sa partie, quelle petitesse de boutiquière tenant tel article à l’exclusion de tout autre, quel monotone magasin de prairies et d’arbres, quelle banale agence de montagnes et de mers !
Il n’est, d’ailleurs, aucune de ses inventions réputée si subtile ou si grandiose que le génie humain ne puisse créer; aucune forêt de Fontainebleau, aucun clair de lune que des décors inondés de jets électriques ne produisent; aucune cascade que l’hydraulique n’imite à s’y méprendre; aucun roc que le carton-pâte ne s’assimile; aucune fleur que de spécieux taffetas et de délicats papiers peints n’égalent !
À n’en pas douter, cette sempiternelle radoteuse a maintenant usé la débonnaire admiration des vrais artistes, et le moment est venu où il s’agit de la remplacer, autant que faire se pourra, par l’artifice. »

Huysmans Joris-Karl, 1989 (Ed. originale 1884), A Rebours, Paris, Gallimard, Coll. Folio, pp. 101-103

lundi 30 mars 2009

Appel à contribution numéro 3

Le troisième volume de la revue thématique Les Cahiers d’Adèle s’inscrira dans un partenariat avec le Marathon des Mots consacré cette année aux deux métropoles égyptiennes : Alexandrie et Le Caire.
Dans ce cadre nous proposons de développer le thème de « l’archive » que nous souhaitons décliner selon trois directions représentant les trois dimensions du temps : passé, présent, futur.

Dans la perspective de l’histoire, nous voudrions ramener l’archive à son étymologie grecque d’arché. Arché signifie principe, ce qui commence et ce qui gouverne. Et c’est de l’histoire dont l’archive sous la forme de l’écriture, est le principe ; le premier signe qui répète toute la série, de l’orient à l’occident, de l’antique au moderne. La première écriture, née en Egypte, donne le coup d’envoie de l’Histoire. L’archive en tant que signe et écriture, tenant lieu du sens, permet de comprendre le présent à partir du passé afin d’ouvrir des possibilités futures dans la dynamique de l’idée d’héritage. Mais comme le plus souvent il n’est précédé d’aucun testament, l’héritage ouvre à la transversalité des cultures. Et ce nomadisme du sens, nous voudrions l’enregistrer dans de grandes comme dans de petites histoires, dans le général comme dans le particulier.
Une dimension synchronique de l’archive ne saurait être évitée dans le cadre géopolitique qui nous intéresse ici. L’archive est alors à comprendre comme un processus de classification des signes distinctifs selon l’appartenance culturelle, politique ou encore sexuelle, arraisonnés à des fins coercitives. Bref il s’agirait d’analyser ou d’illustrer ces processus policiers toujours menacés de dérives totalitaristes lorsqu’ils visent à annuler les différences pour conserver les identités.
Enfin la notion d’archive permettra d’interroger un futur comme possibilité de toute impossibilité. Parce que d’une part l’époque du numérique signe la disparition de la temporalité par la disparition du support physique ou de la trace ; et que d’autre part elle permet de vivre partout dans le monde et en simultané des micro-événements qui abolissent toute notion de temps et d’espace, nous assistons alors à une entropie de la valeur de l’événement où les événements instantanés s’ensevelissent les uns les autres. La question ici serait de savoir si des territoires de signification sont encore aujourd’hui possibles sous forme de peuple et de culture ou si définitivement l’historial est voué à rencontrer la multitude et la masse.

Bien entendu cette présentation de l’archive ne se veut pas exhaustive, et nous ne prétendons pas ici épuiser la richesse du thème. D’autres voies peuvent être suivies et c’est avec plaisir que nous les suivrons avec vous. Car si la trace de ce que nous sommes vient de l’Egypte, nous n’en connaissons pas toutes les traductions.

jeudi 26 mars 2009

Les Cahiers d’Adèle consacre le deuxième numéro au thème du faux.
Essais, nouvelles ou illustrations traduisent de façon éloquente cet univers du factice qui semble régir de façon invisible notre monde sensible, du simple mensonge que tout un chacun a pu expérimenter dans la vie quotidienne, à des réflexions plus holistiques sur les questions de nature et culture à travers l’idée de l’art comme imitation ou transcendance de la nature, en passant par des interrogations sur l’identité.
Face au faux, au factice, à l’artifice, qui sommes-nous quand nous disons «je» ? Et, face à cela, qu’en est-il du concept du Vrai, de la Vérité ? La fabrique du faux devient alors une entreprise complexe et ambigüe qui élargit son emprise sur le monde des idées et des sentiments.
Agencé en rubriques, ce volume dévoile une réalité cachée qui rejoint et complète le thème précédemment exploré de l’invisible.
Faussaires, arnaqueurs et escrocs en tous genres sont naturellement les pièces maitresses de cet échiquier du mensonge, mais ces prestidigitateurs ont besoin d’un public de croyants pour créer l’illusion et l’artifice. Réalité et croyance semblent se situer comme pourrait le dire J. L. Borgès sur des « chemins aux sentiers qui bifurquent », embrassant des visions du monde où faits avérés et besoins de croire entretiennent des rapports complexes. Ce désir d’absolu pourtant irréductible à toutes interprétations scientifiques reste au final l’essence de tous les possibles. C'est ce que les auteurs nous donnent à lire.