Les Cahiers d'Adèle est une revue culturelle thématique à parution aléatoire. Chaque numéro explore un thème déterminé par la triade du comité éditorial, et proposé aux différents auteurs par le biais d’appel à contributions. Le projet des éditions Adèle & Otto s’articule autour d’une volonté de créer un objet imprimé constitué de productions originales, tant littéraires que graphiques.
« Il ne faut pas voir la réalité telle que je suis »
Au fil des parutions, Les Cahiers d’Adèle développe un thème qu’elle n’interroge que dans la stricte mesure où celui-ci permet d’appréhender le monde de diverses manières. Les Cahiers d’Adèle décline en monochromie essais, poésie, nouvelles littéraires ou illustrations au fil des diverses contributions.


Les Cahiers d'Adèle is a randomly published cultural magazine based in Toulouse (France).
"Do not see reality as I am"
Troughout its publications, Les Cahiers d'Adèle develops a theme which it only questions strictly in cases where this facilitates an understanding of the world of various means. Les Cahiers d'Adèle publishes in monochome compositions, poetry,
short stories or illustrations trough the various contributions.

samedi 8 octobre 2011

Sortie LCDA #8

VENDREDI 28 OCTOBRE 2011
@ Bicoq, 18h00

Sortie de la revue Les Cahiers d'Adèle #8 consacré au thème "Icône"
Exposition de Nicolas Gout "les oiseaux" (notamment illustrateur LCDA)
Lectures publiques en présence des auteurs

dimanche 27 février 2011

Hie! par Arthur Cravan. Publié dans le numéro sept

Fabian Avenarius Lloyd dit Arthur Cravan fut le créateur et l’unique rédacteur de la revue Maintenant, qui comporta 5 numéros de 1912 à 1915 où se mêlaient poésie, chroniques littéraires et artistiques. Champion de France de boxe, poète et critique, Arthur Cravan traversa le début du 20ème siècle comme une fusée et disparu mystérieusement au large des cotes du Mexique à l’âge de 31 ans, laissant une œuvre faite de brulots scandaleux qui influencera le mouvement dadaïste.

Hie ! 
Quelle âme se disputera mon corps ?
J’entends la musique :
Serai-je entraîné ?
J’aime tellement la danse
Et les folies physiques
Que je sens avec évidence
Que, si j’avais été jeune fille,
J’eusse mal tourné.
Mais, depuis que me voilà plongé
Dans la lecture de cet illustré,
Je jurerais n’avoir vu de ma vie
D’aussi féeriques photographies :
L’océan paresseux berçant les cheminées,
Je vois dans le port, sur le pont des vapeurs,
Parmi des marchandises indéterminées,
Les matelots se mêler aux chauffeurs ;
Des corps polis comme des machines,
Mille objets de la Chine,
Les modes et les inventions ;
Puis, prêts à traverser la ville,
Dans la douceur des automobiles,
Les poètes et les boxeurs.
Ce soir, quelle est ma méprise
Qu’avec tant de tristesse,
Tout me semble beau ?
L’argent qui est réel,
La paix, les vastes entreprises,
Les autobus et les tombeaux ;
Les champs, le sport, les maîtresses,
Jusqu’à la vie inimitable des hôtels.
Je voudrais être à Vienne et à Calcutta,
Prendre tous les trains et tous les navires,
Forniquer toutes les femmes et bâfrer tous les plats.
Mondain, chimiste, putain, ivrogne, musicien, ouvrier, peintre, [acrobate, acteur ;
Vieillard, enfant, escroc, voyou, ange et noceur ; millionnaire, [bourgeois, cactus, girafe ou corbeau ;
Lâche, héros, nègre, singe, Don Juan, souteneur, lord, paysan, [chasseur, industriel,
Faune et flore :
Je suis toutes les choses, tous les hommes, et tous les animaux !
Que faire ?
Essayons du grand air,
Peut-être y pourrai-je quitter
Ma funeste pluralité !
Et tandis que la lune,
Par-delà les marronniers,
Attelle ses lévriers,
Et, qu’ainsi qu’en un kaléidoscope,
Mes abstractions
Elaborent les variations
Des accords
De mon corps,
Que mes doigts collés
Au délice de mes clés
Absorbent de fraîches syncopes,
Sous des motions immortelles
Vibrent mes bretelles ;
Et, piéton idéal
Du Palais-Royal,
Je m’énivre avec candeur
Même des mauvaises odeurs.
Plein d’un mélange
D’éléphant et d’ange,
Mon lecteur, je balade sous la lune
Ta future infortune,
Armée de tant d’algèbre,
Que, sans désirs sensuels,
J’entrevois, fumoir du baiser,
Con, pipe, eau, Afrique et repos funèbre,
Derrière des stores apaisés,
Le calme des bordels.
Du baume, ô ma raison !
Tout Paris est atroce et je hais ma maison.
Déjà les cafés sont noirs.
Il ne reste, ô mes hystéries !
Que les claires écuries
Des urinoirs.
Je ne puis plus rester dehors.
Voilà ton lit ; sois bête et dors.
Mais, dernier des locataires,
Qui se gratte tristement les pieds,
Et, bien que tombant à moitié,
Si j’entendais sur la terre
Retentir les locomotives,
Que mes âmes pourtant redeviendraient attentives !


Arthur Cravan
Revue Maintenant, juillet 1913

jeudi 24 février 2011

Couv du numéro sept

© Nicolas Gout

contribution sonore au numéro 7 (2) : Boris Vian, je bois

contribution sonore au numéro 7 (1) : Serge Gainsbourg, intoxicated man

Un nouveau point de vente!

Chers lecteurs,

Vous pouvez désormais retrouver le numéro sept consacré à l'Ivresse dans l'excellente librairie toulousaine Oh les beaux jours, 20 rue sainte Ursule (www.ohlesbeauxjours.com).

Si vous n'habitez pas Toulouse, tous les numéros précédents (sauf le premier, épuisé) sont disponibles par VPC à l'adresse des éditions Adèle et Otto éditeurs (17 rue des Couteliers, 31000, Toulouse), au prix unique de 5 euros par exemplaire, frais de port compris.

Votre revue préférée est également disponible dans les points de vente habituels :
  • librairie Ombres blanches
  • librairie des Abattoirs
  • galerie GHP
  • bar le Bicoq
Bonnes lectures!

Sommaire du numéro 7 consacré à l'ivresse

Un bon titre
JAN THIRION
Nos vies d’alcool
GUILLAUME SIAUDEAU
Yv(r)es
PATRICK PORTET
Professeur particulier
PHILIPPE LEROYER
Le vin de l’antique
HELENA NEARD
Linge
KHUN SAN
Perméables
CHISTOPHE HAVOT
Hie !
ARTHUR CRAVAN
Apnée
ELISE BLAQUE
La tournée du père Noël
DENIS SIGUR
Intoxicated man
SERGE GAINSBOURG
Je bois
BORIS VIAN
Danse dionysiaque
MARION CHOMBART DE LAUWE
Sans compter
FRANCOISE QUARDON
Rêves d’ivrognes
VINCENT LEVEBVRE
Le goût des fraises
CLAUDINE CANDAT
La fête à Fred
MANU CAUSSE
Femme
KHUN SAN
Vertige
CHRISTIANE PRIOULT



mardi 21 décembre 2010

Appel à contributions # 8

ICÔNES



L’icône est plus qu’une image. Projection de fantasmes, objet de vénération religieuse ou profane, elle convoque un récit, déroule des histoires.
Face au sacré, la fabrique des icônes modernes a construit des mythes païens qui créent de nouvelles idoles. L’adoration des foules s’est sacrifiée à Hollywood, ou dans des objets de la vie courante. La beauté s’est révélée ainsi hors des images pieuses et participe à des ex-votos iconoclastes qui fondent le nouveau culte. 
Anciens et Modernes ont trouvé leurs icônes.

Les propositions sont envoyées par email à l’adresse suivante :
adeleottoediteurs@gmail.com

La date limite d'envoi des documents écrits ou graphiques est fixée au 1er mai 2011

Les textes sont envoyés au format .doc et rappellent le prénom et le nom de l’auteur, ainsi que le titre. Ils n'excèdent pas les 5 pages ou 20000 signes espaces compris.
Les illustrations et photographies sont en noir& blanc, au format .jpg et
en 300dpi minimum

lundi 6 septembre 2010

#7 l'ivresse

date limite pour envoyer vos propositions de contributions :
15 septembre 2010

textes : moins de 20000 signes espaces compris
photos + illustrations : 300dpi minimum et NB

mardi 1 juin 2010

Sommaire du numéro 6 consacré au pardon

Majeure
EMMANUELLE PAGANO
Je vous pardonne
HÉLÈNE DUFFAU
Poésie
CENDRES LAVY
Atelier Bellegarde
DOMINIQUE DELAFOSSE - AP - FRANÇOISE LAUGA DÉSIRÉ BRODFLEC - PATRICK PALVADEAU CHRISTINE PUEL - H. L. - PAQUITA SABATÉ
I’m sorry
BRENDA LEE
Les Résilientes
ISABELLE FERRETTI-SCHANN
Le Carambolage
ALBAN ORSINI
La nuit au volcan
LAURA NILLNI
Post-it
CHRISTOPHE ESNAULT
Tourner la page
ISABELLE GUILLOTEAU
Illustration
CATHERINE HERSHEY
Figures de pardon dans l’univers cinématographique de Robert Bresson
CHRISTOPHE HAVOT
Têtes mortes
EMMANUELLE URIEN

mardi 25 mai 2010

Lecture le samedi 5 juin au TNT

Chers amis de la revue,


Nous avons le plaisir de vous inviter le samedi 5 juin 2010 à une lecture publique.
En effet, Les Cahiers d'Adèle s'associe au Marathon des Mots, pour vous présenter des textes qui seront lus par Hélène Liber.
Cet événement aura lieu au TNT Studio de Toulouse (5 rue Pierre Baudis) à 14h.
Plus d'info :
http://www.lemarathondesmots.com/spip.php?page=evt-list&rubrique5&var_mode=calcul&evt=93


A cette même occasion, le dernier numéro de la revue consacré au thème du "pardon" sera présenté.
Cette lecture sera suivie d'un débat portant sur la "jeune création" en partenariat avec le CRL
Seront notamment présents : Alizé Meurisse, Hélène Duffau, etc.


Au plaisir de vous y retrouver,
LCDA

vendredi 14 mai 2010

samedi 15 mai 2010 au GHP

La Galerie d'Art Contemporain GHP (11 descente de la Halle aux Poissons, 31000 Toulouse) accueille la revue Les Cahiers d'Adèle pour la présentation de son dernier numéro consacré au thème de la ville.

Nous aurons aussi (et surtout) l'occasion de revoir des amis, faire et refaire connaissance, trinquer plein de fois et même danser pour les plus fous. Yeah !

Au plaisir de vous y retrouver,
LCDA

samedi 20 mars 2010

Appel à contributions #6 le pardon

Le pardon
Si l’on pardonne c’est que paradoxalement il y a de l’impardonnable. « Le pardon est mort à Auschwitz », affirmait le philosophe Jankélévitch. Le pardon se tient au-delà des limites, à l’excès. Il excède l’excusable lorsque l’excuse excuse, paye et fait payer, efface les dettes. Qu’elle renvoie à quelques circonstances atténuantes ou aux rachats de la faute, par l’excuse, nul n’est méchant volontairement.
Le pardon, quant à lui, est difficile car, dans la situation limite où il s’exerce, il se donne sans retour.
Que gagne-t-on alors à pardonner si le pardon n’efface rien ? Loin d’exclure la mémoire, le pardon la libère de sa douleur, du ressentiment et du désir de vengeance. Il libère le présent pathologiquement enfermé dans son passé afin d’ouvrir un avenir possible. La douleur de l’impardonnable, qu’elle soit publique ou privée, qu’elle soit celle d’un peuple ou d’un individu, s’efface dans le pardon. Et la mémoire enfin libérée pourra conjuguer au futur son devoir, sous la forme de l’impératif : « tu n’oublieras pas ».

Votre proposition de contribution

Vous pouvez envoyer vos propositions de contribution avant le 15 mai 2010 (articles, essais, nouvelles, poésies, photographies, illustrations, etc.) à l’adresse suivante : adeleottoediteurs@gmail.com
Les textes ne devront pas excéder les 20 000 signes espaces compris.

Partenariat
À l’occasion du partenariat avec le Marathon des Mots (juin 2010), des lectures publiques seront organisées au TNT.

samedi 6 mars 2010

Sommaire #5 LA VILLE

Never say Nevers

Lionel Fondeville & Christophe Esnault

La Ville

Cathy Garcia

Bribes du jour

Léonore Fandol

Portfolio

Nathalie de Zan

Le porte-drapeau

Yves Pourcher

Portfolio

Elvis Fontaine Garant

Les échassiers

Jan Thirion

Paris

Taxi Girl

Brussels Horizontal Vertigo

Bernard Deprez

Welcome home !

Océane Moussé

Fragments invisibles

Linda Saccomanno & Ben Boutera

Portfolio

Marion Chombart de Lowe

Chronique d’une sortie en ville

Christine Bouissou

Le monde à l’envers

Elise Blaque

Une rencontre ?

Julien Donada

La ville et ses projets de transports collectifs

Sébastien Gardon

Portfolio

Catherine Hershey

Dix-neuf minutes officielles

Hélène Duffau

Le métro n’en est pas un

Mathilde Lossel

Cité d’innocence

Patrick Portet

Portfolio

Christian Lefebvre

Passage de la fraternité

Denis Sigur

Murus strictus

Tyrane